Les futurs maires devront changer de logiciel

Les attributions des maires ont changé avec les différentes réformes territoriales, un récent sondage et une enquête du CEVIPOF démontrent que de nombreux maires sont frappés de lassitude et qu’un maire sur deux ne souhaite pas se représenter en 2020.

Les maires ont été dépossédés de beaucoup de leurs attributions  et il leur faut composer avec les différentes strates territoriales et administratives qui « empiètent » maintenant sur les prérogatives telles  que les maires ancienne génération  ont pu connaître.

Les attentes des administrés ont également changé. A l’ère d’une information instantanée via les différents médias et les réseaux sociaux, les citoyens aspirent à être informés au plus près de la décision, ils souhaitent également participer ou, à minima, donner leur avis sur les affaires de la commune sans attendre de nouvelles élections.

Les citoyens aspirent surtout à une qualité de vie et à des services de proximité dignes de ce nom.

Les futurs maires doivent changer de logiciel.

Les futurs maires doivent prendre en compte tous ces changements et changer eux-mêmes de logiciel. Ils ne peuvent plus être seulement des gestionnaires de budget, une partie leur ayant échapper, ils doivent se réapproprier et s’investir dans ce que les autres services territoriaux ou de l’Etat ne peuvent (savent ?) pas faire : la proximité.

C’est dans la proximité que les maires auront réellement une valeur ajoutée.

Proximité géographique en connaissant parfaitement la ville et l’environnement proche de leur lieu d’habitation.

Proximité social au plus près de toute la population, au service proche des habitantes et des habitants.

Proximité de projets en organisant la vie de la cité et en portant l’intérêt de la ville auprès des autres collectivités, forts du soutien de la population sans cesse informée et interrogée.

 

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