Gilets jaunes vs libéralisme

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le mouvement des gilets jaunes semble comme un volcan qui a éclaté puis se serait calmé, un peu. Sous la cendre encore chaude la braise est encore brûlante et il suffirait d’une petite cassure pour que l’éruption reprenne plus forte que la première et emporte tout sur son passage.

Ce mouvement est multiple et chacun y trouvera sa revendication mais il est né d’un ras le bol d’une énième augmentation des taxes soi-disant écolos.

Ces taxes sont nécessaires mais elles doivent être justes : il faut principalement taxer les gros pollueurs et, ensuite, elles doivent servir à la transition énergétique sous forme d’aides vers tous les ménages et notamment les plus démunis qui sont les premières victimes du réchauffement climatique.

Le plus surprenant dans ce mouvement c’est que les revendications sont majoritairement anti-capitalistes et anti-libérales et pourtant nombreux sont les politiques qui, menant chez eux une politique profondément libérale, cherche à faire de la récupération. Il n’y a qu’à voir tous ces maires qui se précipitent pour accueillir un cahier de doléances ou organiser les « discussions ». Les mêmes qui augmentent le prix des cantines scolaires pour les plus démunis alors que la justice sociale et le pouvoir d’achat sont au cœur des revendications.

Il est temps d’en finir avec ces politiques libérales qui, dans nos petites villes, ne font que détruire tout lien social et toute solidarité.

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