Emerainville, un maire en lévitation

Au détour d’un fait divers et d’un article du Parisien, nous découvrons ce qu’est la politique en matière d’urbanisme du maire d’Emerainville et sa vision d’un pouvoir solitaire.

Nous découvrons que le maire achète des appartements, qu’il fait détruire des maisons, qu’il fait construire des jardins pour les enfants… Monsieur Kelyor est en lévitation, il est au dessus de tout : du Conseil Municipal, des règlements de copropriété.

Un fait divers que nous condamnons.

Dans la nuit du 4 au 5 mars, un chantier de démolition a été saccagé par des voyous au cœur de la copropriété du Clos d’Emery (Voir ici l’article du Parisien). Nous condamnons ces faits sans aucune réserve.

Ce que nous apprend cet article c’est que le maire fait détruire des biens appartenant à la ville, qu’il en achète d’autres, qu’il fait construire des parcs et pour faire tout cela il ne prend même plus la peine d’en informer les son Conseil Municipal et encore moins les habitant·es.

Des décisions sans concertation

Peut-être y-a-t-il une réflexion globale sur le sujet mais, dans tous les cas, le Conseil Municipal et les habitants d’Emerainville ne sont pas à un niveau suffisant de compréhension, aux yeux de notre maire, pour avoir ne serait-ce qu’un début d’information.

Quel est le coût pour les habitants de ces achats, de ces destructions ? Les habitants aimeraient savoir où passe leur argent. Quel est l’objectif visé ? Là aussi les habitants aimeraient savoir. Ce projet, ces dépenses n’ont pas été évoqués en Conseil Municipal et encore moins votés.

Comme lors de la destruction de garages dans cette copropriété, cette décision unilatérale met, une fois de plus, cette copropriété dans une situation délicate : modifier le nombre et la structure des habitations est contraire aux règlements de copropriété et déséquilibre les rapports de charges entre copropriétaires.

Refuser l’argent public mais dépenser celui des emerainvillois·es. Est-ce logique ?

Des structures, gouvernementales ou non, existent pour aider à mettre en place des plans de rénovation. Des plans de sauvegarde et des financements de l’Etat, des régions existent (voir ici notre article) pour faciliter au désenclavement de copropriété en difficulté. le maire d’Emerainville a toujours refusé ces aides sous prétexte qu’il ne souhaitait pas que l’argent du contribuable serve dans des propriétés privés.

Mais pourquoi refuse-t-il l’argent de l’Etat et de la Région pour dépenser celui des emerainvillois·es ? Tout simplement parce qu’il veut faire ce qu’il veut, où il veut et quand il veut. Sans avoir à mettre en place des plans globaux de réhabilitation et surtout sans avoir de compte à rendre à personne.

Un échec de sa politique du « tout sécuritaire »

Cet épisode de la destruction du chantier par des « dealers », comme il est écrit dans l’article, ainsi que l’intervention nécessaire et de plus en plus souvent de la police nationale démontre aussi l’échec de sa politique du tout sécuritaire.

Elu en 1995, oui il y a 24 ans, on allait voir ce qu’on allait voir. Il n’y aura plus de problème de sécurité à Emerainville avec, avant tout le monde, une police municipale pléthorique, équipée d’armes de poing, de tasers, des caméras de surveillances. Des publications municipales à n’en plus finir sur le « sentiment » de sécurité des emerainvillois·es qui était au beau fixe. Et puis, depuis quelques temps, à nouveau de plus en plus de faits divers : police nationale caillassé, destruction de matériel, les dealers qui « siègent » à l’entrée de la copropriété…

…sur le terrain des contravention en revanche, la municipalité est à la pointe. Il faut bien rentabiliser la police municipale et les caméras (plus de huit cent mille euros – 800.000€ / an rien qu’en salaire !!). La dernière nouveauté, sans que les habitants en soient informé, la vidéo verbalisation (souriez vous êtes verbalisé).

 

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