Le coup de gueule d’un médecin contre les pubs agressives liées à la « malbouffe »

SANTÉ.

FONTAINEBLEAU/AVON Le Dr Pierre Vladimir Ennezat, cardiologue au CHU de Mondor et à l’hôpital de Fontainebleau interpelle le ministère de la Santé

concernant les campagnes publicitaires de fast-foods.

Avant les JO de Paris 2024, il avait déjà attiré l’attention des pouvoirs publics dans une tribune signée dans le journal Le Monde,

voyant dans le sponsoring de Coca-Cola une image « toxique » face à cette grande fête internationale du sport… Il poursuit son message de sensibilisation.

Le docteur Pierre Vladimir Ennezat, cardiologue au CHU Mondor de Créteil (Val-de-Marne) et qui réalise aussi des consultations à l’hôpital de Fontainebleau

lance un coup de gueule contre les campagnes publicitaires de grandes chaînes de fast-food et souhaite interpeller le ministère de la Santé.

Ces dernières semaines, en effet, impossible de passer à côté de ces publicités où s’affichent burgers, frites et fromage dégoulinant.

« C’est une incitation permanente à la malbouffe et à la consommation d’aliments transformés, alors que d’un autre côté les pouvoirs publics

assurent que la santé et le bien-être de la population sont une priorité, mais avec ce matraquage cérébral, le message est schizophrénique »,

déplore Pierre Vladimir Ennezat, estimant que ces campagnes incitent à des comportements alimentaires délétères.

Le médecin prend pour exemple la crise sanitaire du Covid, rappelant que les personnes atteintes de comorbidités ont été les premières victimes…

« On a vite oublié la pandémie et le fait qu’une mauvaise hygiène de vie est un facteur aggravant de nombreuses pathologies, insiste-t-il.

Il y aura d’autres pandémies, mais il ne faut pas les attendre pour s’émouvoir, car ce type de consommation a un impact direct sur les hôpitaux,

remplit les urgences et a un coût énorme sur les finances publiques. »

Selon lui, si l’interdiction de ces publicités n’est pas possible, il évoque plusieurs leviers d’actions possibles :

une prévention sur le long terme avec des contre-campagnes d’affichage ciblées, voire une évolution législative pour limiter la promotion de ces produits.

« Pour moi, ce sucre et ce gras à gogo, c’est comme le tabac : un facteur de risque pour développer des maladies, appuie-t-il. La bonne alimentation, c’est déjà du soin !

C’est un enjeu de santé publique. » Pour autant, le cardiologue indique que la réponse ne doit pas seulement être punitive.

Il propose de taxer davantage ce type d’alimentation et au contraire, détaxer les produits de l’alimentation saine et non-transformée.

Contacté, le ministère de la Santé rappelle que l’installation de ces dispositifs publicitaires relève de la compétence des communes.

« Toutefois, les autorités de santé mettent aussi en place des campagnes de communication afin de promouvoir des comportements nutritionnels favorables à la santé », répond le ministère,

listant des campagnes sur les recommandations alimentaires, sur la promotion de l’activité physique, l’usage du Nutri-Score et les outils proposés sur le site Manger Bouger.

 

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