C’est inadmissible, il va falloir se faire entendre !

 

La région équipe les avions-écoles de silencieux, mais cela pourrait être assujetti à des restrictions de vol pendant les week-ends.

Le loisir des pilotes ne doit pas être un calvaire pour les autres ; nous avons tous droit au repos.

L’État ne veut rien entendre et la région fait la sourde oreille.

Nous allons prendre un haut-parleur pour nous faire entendre.

Cela doit cesser : la Francilienne, l’autoroute, le train, un mur antibruit qui n’en est pas un, et la pollution de l’air par-dessus tout cela.

Non, il existe des moyens de réduire toutes ces nuisances.

Il nous faudra certainement manifester notre mécontentement dans la rue.

Voici un amendement proposé par mon collègue Jean-Luc DUMESNIL lors de la dernière réunion du conseil régional.

La réduction des temps de vol le week-end n’est pas un problème budgétaire, c’est une question de volonté politique. Non, rien, aucun courage.

Pour nous, c’est la preuve qu’il est absolument nécessaire de nous faire entendre par tous les moyens à notre disposition.

Nous nous associons à l’association ARALE pour porter notre voix.

 

20241115

JLD

 

RAPPORT N° CP 2024-338 – ARTICLE 14

AIDE A L’EQUIPEMENT DE DISPOSITIFS SILENCIEUX 

POUR LES AVIONS-ECOLES FRANCILIENS 

 

L’aviation de loisir doit respecter les riverains des aérodromes

 

Mes cher·es collègues,

 

L’article 14 de ce rapport vise à subventionner 15 opérations d’équipement de dispositifs silencieux pour les avions écoles franciliens,

suite au rapport cadre de lutte contre le bruit voté en septembre dernier. Nous avions alors déposé un amendement afin que vous demandiez à l’Etat

de limiter le trafic des aérodromes le week-end.

Nombre d’aérodromes sont situés proches de zones urbanisées. Les vols de loisirs ont un caractère répétitif : décollages et atterrissages répétés,

tours de piste, tractage de planneurs, activités de voltige…

Si l’installation de silencieux est une bonne nouvelle pour réduire les nuisances sonores, cela ne peut suffire.

Ainsi, la Région va financer des silencieux parce que l’Etat ne réglemente pas les vols le week-end (alors que les tondeuses à gazon peuvent être interdites

le dimanche par simple arrêté municipal).

L’Île-de-France compte 25 aérodromes, on en finance ici 5 pour un total de 15 avions.

A l’heure des restrictions budgétaires, est-ce le début d’un long et coûteux investissement de la Région ?

Nous aimerions que ces aides soient conditionnées à un effort des aérodromes sur les créneaux horaires d’exercices afin de réduire les nuisances subies par les riverains.

 

En l’état, nous voterons contre cet article.

 

 

Jean-Luc DUMESNIL