Le tri qui nous concerne à EMERAINVILLE

TRI     Les collectivités tâtonnent et multiplient les expérimentations

Depuis le début de l’année, les collectivités doivent donner les moyens а leurs habitants de trier leurs déchets alimentaires.

Compost individuel ou collectif, lombricomposteur et collectes en tout genre, les expérimentations se développent.

 Retour aux sources : c’est un peu l’objectif de la loi qui impose aux collectivités de proposer а leurs administrés, depuis le 1 er janvier, une solution de tri des biodéchets.

« Pendant des siècles, ces déchets ont constitué une ressource pour l’agriculture périurbaine »,( rappelle l’Institut Paris Région).

Jusqu’à ce que le préfet de la Seine, Eugène Poubelle, impose en 1884 aux propriétaires parisiens

d’équiper chaque immeuble de récipients communs pour améliorer la salubrité des rues de la capitale.

Au départ, trois boites sont obligatoires, dont une pour les matières putrescibles.

Mais la nécessité d’organiser un ramassage régulier sonne le glas de ces bonnes pratiques.

Cent quarante ans plus tard, les idées d’Eugène Poubelle ressortent donc des cartons, mais nombre de collectivités ne sont pas prêtes, loin de lа.

« Beaucoup de déclarations d’intention »

 

Le Siredom, qui rassemble 175 communes réparties en Essonne et en Seine-et-Marne, opte pour une solution mixte originale :

la distribution de sacs spécifiques dédiés aux biodéchets, que les habitants devront ensuite mettre dans leur benne а ordures ménagères.

Ils seront collectés ensemble et acheminés dans une unité de tri ou ils seront récupérés. Le syndicat s’appuie sur une expérimentation menée sur le territoire de Coeur Essonne Agglomération,

où ils ont pu collecter « environ 25 kg de biodéchets par habitant participant ».

Avantages de ce dispositif : « Pas d’incidence sur les collectes et pas de camions supplémentaires sur les routes, donc moins de gaz а effet de serre »,

se félicite le Siredom, qui a même acté la construction d’une unité de tri а 13 millions d’euros, où « les sacs de biodéchets seront captés

pour être acheminés vers le méthaniseur situé а 500 m, tandis que les ordures ménagères résiduelles sont transportées vers l’usine d’incinération située en face ».

Bref, « beaucoup d’études, d’expérimentations et de déclarations d’intention », constate Helder de Oliveira, le directeur de l’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France.

 

Le tri qui nous concerne à Emerainville.

La loi sur les déchets alimentaires biodégradables s’impose aux collectivités territoriales depuis le 1er janvier 2024, et donc par report de compétences au SITREM pour notre commune.

Le SITREM expérimente depuis mars 2023 une gestion différenciée des déchets alimentaires biodégradable.

Dés le printemps 2024 des solutions de tri à la source spécifiques et adaptées à chaque typologie d’habitat seront mises en œuvre .

Des composteurs individuels pour les habitats pavillonnaires et des composteurs partagés dans les logements collectifs.