Quel message cette nouvelle équipe souhaite-t-elle faire passer à la population ?
Nous découvrons un magazine qui ressemble davantage à une publication d’amateurs : il est truffé de fautes, d’erreurs de mise en page et d’approximations.
Mais ce n’est finalement pas le plus important. La vraie question est : quel message cherche-t-on à faire passer ?
Après onze années passées aux côtés de l’ancien maire, le nouvel élu voudrait aujourd’hui nous faire croire qu’il n’était au courant de rien.
Mais que faisait-il pendant ces onze années ?
Comment pourrait-il avoir ignoré le risque financier de 4,5 millions d’euros lié à l’affaire de la montagne de déchets, alors qu’il était adjoint à l’urbanisme en 2015 ?
Son collègue, aujourd’hui adjoint à la sécurité, était quant à lui responsable de la police municipale.
Les malfaçons du gymnase Guy-Drut sont connues depuis longtemps. Lors des débats de la précédente mandature, nous nous sommes tous, dans l’opposition, vivement opposés à A. Kelyor sur ce sujet.
Comment, après les nombreux échanges virulents sur les réseaux sociaux entre Cap EM et l’ancienne maire, peuvent-ils aujourd’hui prétendre qu’ils ne savaient rien ?
Et si, au contraire, ils connaissaient réellement l’état des finances de la commune, alors ils ont trompé les électeurs avec un catalogue de promesses dans tous les domaines.
La campagne électorale n’a été qu’une succession de promesses, toutes plus séduisantes les unes que les autres. Aujourd’hui, il va falloir passer des paroles aux actes et transformer
ces mirages en réalisations concrètes.
Serait-ce pour justifier leur inaction ? qu’ils crient aujourd’hui au scandale financier ?
Dès le débat d’orientation budgétaire, rien de nouveau n’a été proposé. Lors du vote du budget primitif, les seules opérations inscrites étaient celles déjà engagées par l’ancienne municipalité.
Nous pensons donc que cette communication est préméditée.
À moins que… Au vu de l’amateurisme dont fait preuve cette nouvelle équipe depuis son installation, nous ne serions finalement pas surpris qu’il en soit autrement.
La ville présente pourtant un niveau d’endettement particulièrement faible. Ce n’est pas une faiblesse, mais au contraire une capacité d’investissement.
Notre capacité de désendettement est de 3,7 années, alors que le seuil de vigilance retenu par la Chambre régionale des comptes est de 12 années.
Il serait donc envisageable d’étaler le remboursement de la dette liée à la montagne de déchets sur une durée plus longue, en sollicitant une dérogation exceptionnelle.
Mais il est également vrai que M. le Maire et son adjoint étaient eux-mêmes impliqués dans cette affaire.
Il était facile, pendant la campagne, de critiquer tout le monde, sans jamais présenter un projet cohérent ni organiser de véritables rencontres avec les Émerainvillois.
Aujourd’hui, peu de personnes comprennent le sens des rares décisions prises, si ce n’est donner l’impression d’exercer les responsabilités municipales.
Nous espérons sincèrement que notre commune ne va pas droit dans le mur. Les Français connaissent déjà suffisamment de difficultés au niveau national.
Lundi 29 juin, à l’occasion du conseil municipal auquel nous sommes convoqués, nous en saurons peut-être un peu plus.
À suivre dans notre compte rendu de la semaine prochaine.

