Suite à la séance du conseil municipal du 3 février 2025 :
Monsieur le Maire a accepté de revenir sur le chantier d’élargissement de la Francilienne (A104).
Rappel des faits : Autrefois, la municipalité, en concertation avec l’ADCVE (Association pour le Développement et le Cadre de Vie d’Emerainville, régie par la loi de 1901),
s’était opposée au projet d’élargissement de la 104 de 2×2 voies à 2×3 voies. À l’époque, nous estimions que cette modification ne favoriserait pas une meilleure fluidité de la circulation.
Une déclaration d’un professionnel du transport résume bien notre position : “Un bouchon à 3 voies laisse passer plus de fret qu’un bouchon à 2 voies. Cynique, mais réaliste.”
L’objectif était clair : préserver la qualité de vie des résidents d’Emerainville. Ensemble, citoyens et mairie, nous avons mené une manifestation pour bloquer l’A104.
En retour, nous avons obtenu des compensations importantes de la part du ministre des Transports, et un livret de référence a été édité.
L’ADCVE faisait partie du comité de suivi, tout comme les élus des territoires concernés.
Les préconisations de ce comité devaient être appliquées par le préfet. Toutefois, la mairie, après un certain temps, a pris la décision d’agir seule,
sans consulter l’ADCVE, qui n’était informée des réunions de suivi qu’une fois les dates passées.
Malgré nos nombreuses demandes, les autorités ont montré peu d’intérêt pour nos préoccupations.
Cette situation a abouti à un face-à-face tendu avec le Maire d’Emerainville, qui a clairement indiqué qu’il ne souhaitait pas consacrer de temps à défendre les engagements pris,
préférant, en cas de non-satisfaction en fin de chantier, porter l’affaire devant la justice.
Malheureusement, aucune de nos préoccupations n’a trouvé écho. La direction du chantier, quant à elle, se réjouissait de l’absence de vigilance portée sur son projet.
Je vous invite à lire attentivement le livret des engagements de l’État, signé en préfecture en 2002. Bien que de nombreuses années se soient écoulées,
il est choquant de constater la manière dont ce chantier a été mené, et vous serez sans doute aussi indignés que nous.
23 ans après ces luttes, M. le Maire a finalement changé d’avis. Il vaut mieux tard que jamais.
Bien sûr, nous ne sommes pas naïfs : les élections municipales de mars 2026 approchent, et il est évident qu’il s’agit là d’une tentative de corriger les erreurs passées.
Nous reviendrons dans les semaines à venir sur ces engagements et les raisons pour lesquels nous n’avons pas obtenu un véritable mur antibruit.
Les nuisances sonores et olfactives qui persistent dans notre quotidien, et la dégradation de la valeur de nos biens sont des enjeux que nous ne pouvons ignorer.
Nous restons à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.